DERRIDA (Jacques)

Correspondance adressée à Maurice Nadeau

du 11 juin 1965 au 4 juillet 1994

11 LAS (3 au format in-4 et 8 au format in-8) et 2 CAS au format in-16 formant un total de 17 pp., 8 enveloppes conservées.

Correspondance de 13 lettres ou cartes autographes signées, s'étalant sur une période de presque trente ans, témoignant de la collaboration du philosophe à la Quinzaine Littéraire et des liens étroits noués par Jacques Derrida et Maurice Nadeau.

LAS : "Le 11 juin 1965 [...] Je ne pourrai malheureusement pas être des vôtres le 15 juin "pour le verre de l'amitié". [...]. Ma soutenance de thèse (sur Jean Genet, la première à ma connaissance) me retiendra bien au-delà de 18h, hélas..."

LAS :" Le 16. XI. 72 [...] Je viens de lire la Quinzaine. Cette collaboration me fait plaisir et je tiens encore à vous en remercier chaleureusement".

LAS à propos de l'article de Jan Myrdal sur Andreï Sakharov paru le 1er octobre 1973 dans le n°152 de la Quinzaine littéraire : "le 5 octobre 1973 [...] A ma demande, vous m'aviez très fermement promis (outre une lecture d'épreuves) de m'informer préalablement, pour accord, de tout ce que vous comptiez entreprendre en ce qui concerne Sakharov, dans la mesure où je pouvais y être impliqué. Je renouvelle instamment ma demande. Consulté je n'aurais très certainement pas choisi, par exemple cette expression d'"intellectuel-de-gauche" dont vous connaissez bien la connotation. Et depuis notre rencontre, je me suis demandé, sans minimiser la gravité d'un problème auquel je suis, comme vous, très sensible, si la transformation de Sakharov en personnage principal, voire en héros et "prix Nobel", était la meilleure action possible. [...]".

LAS : "Le 8-12-73 [...] Je vous remercie de votre lettre et de votre proposition. Si je ne l'avais déjà fait, - à trois reprises-, j'aurais peut-être tenté une lecture d'Edouard Jabès. Mais je crains la répétition, et qu'elle desserve même ce dernier livre (qui vient seulement de paraître et qui sera lu, j'en suis sûr) au moment où il doit au contraire s'ouvrir à de nouveaux déchiffrements, à de nouveaux lecteurs. [...]".

LAS : "16. 6. 76 [...] Je me permets de recommander à votre attention le texte d'appel ci-joint. Nous serions heureux si vous acceptiez de le signer (faire signer) [...]".

LAS : "Le 15 août 76 [...] Je reçois à l'instant les exemplaires de la dernière Quinzaine. Nous vous remercions chaleureusement, vous-même, Gilles Lapouge et tous ceux qui ont participé à cet entretien en particulier de l'attention et de la place que vous accordez à notre travail".

LAS : "Le 12 mars 1977 [...] Oui, si à un moment ou un autre, vous jugiez opportun de lire ma lettre, vous avez, bien entendu, mon accord. Dans ce cas, je me permettrai de vous demander de bien marquer que cette lettre, qui se voulait d'abord personnelle, n'était pas initialement destinée à être lue publiquement. [...]".

CAS : "21 septembre [1983] [...] Je comprends d'autant mieux votre décision que j'avais moi-même dit mes doutes à J.P. Salgas quant à l'intérêt ou à la possibilité d'extraire quelque chose de ce texte ou de l'adapter à votre projet. [...]".

LAS à propos d'"Une nouvelle affaire", Lettre à la Quinzaine de Jacques Derrida publiée dans le n°503 le 16 février 1988 : "17 février 1988 [...] Je vous suis reconnaissant d'avoir publié ma lettre aussitôt. Quand ils seront publiés (ce printemps, je pense) le livre et le post-scriptum annoncés vous donneront une idée plus juste de cette histoire tragique mais si complexe, si "surdéterminée [...]".

LAS : "17. XI. 93 Un grand merci, cher Maurice Nadeau, pour la généreuse hospitalité que la Quinzaine offre à mon essai sur Marx. Cela ne me touche pas seulement comme un grand et précieux signe de confiante amitié, cela me donne aussi des forces".

LAS : "Le 4 juillet 94, Cher Maurice Nadeau, J'avais été très heureux de vous revoir et de participer à cette fête de l'amitié... Votre lettre me touche, elle est si généreuse, et je ne voudrais pas vous dire "non". Eric Jacolliot m'a envoyé les deux premiers volumes : magnifiques et importants. Votre proposition me tente mais comment se mesurer à ces grands exemples ? Surtout, je n'ai rien de prêt qui puisse d'avance s'inscrire dans cet espace. Il faudrait inventer, prendre le temps, trouver un partenaire qui me tire ou me pousse en avant [...]".

3 000 €