L’AVIS DU LIBRAIRE

 

Exemplaire dédicacé par De Gaulle avant la déclaration de guerre contre l'Allemagne à un des commandants servant sous ses ordres

DE GAULLE (Charles, de)

La France et son armée

Paris, Plon, Coll. "Présences", 1938

In-12 (18,8 x 12 cm), broché, couverture imprimée en bleu et noir, 4 ff. n. ch. (blanc, faux-titre, titre, dédicace au Maréchal Pétain), 277 pp., 1 f. n. ch. (table des matières)

Édition originale dédiée au maréchal Pétain "qui a voulu que ce livre fût écrit, qui dirigea de ses conseils la rédaction des cinq premiers chapitres et grâce à qui les deux derniers sont l'histoire de notre victoire.". 

Exemplaire du tirage courant (après 29 ex. sur pur fil Lafuma de Voiron et 75 ex. sur papier d'alfa).

Bel envoi autographe signé de l'auteur : "Au Commandant Callies, / en témoignage d'affectueuse / estime, / et en souvenir de notre / effort commun, au 507e Chars, / au service de la France / et de son armée. / Metz, 8 juin 1939. / C. de Gaulle".

Les dédicaces adressées par Charles de Gaulle avant guerre à ses subalternes sont rares.

La couverture qui comportait taches et mouillures a été soigneusement lavée et restaurée, dos légèrement gauchi.

Provenance : André Callies (envoi, ex-libris manuscrit sur le premier feuillet "Comt Callies / Metz 1938")

Le commandant André Callies servit sous les ordres du colonel de Gaulle, en 1938-1939 dans le 507ème régiment de chars de combat au quartier Lizé à Montigny-lès-Metz.

Il fut fait prisonnier durant la bataille de France en mai-juin 1940. Envoyé en Basse-Saxe, il resta détenu dans l'Oflag X-B à Nienburg, camp de prisonniers de guerre, réservé aux officiers.

Il meurt le 4 février 1945 dans la soirée, ainsi que 97 autres co-prisonniers, suite au bombardement de trois baraquements par un bombardier britannique Lancaster qui venait d'être touché par la flak allemande.

La dédicace à Pétain, qui disparaîtra des éditions ultérieures, fut le point de rupture entre les deux hommes, Pétain ayant accepté de mauvaise grâce que De Gaulle publie sous son nom un texte qui était en réalité un travail d'état-major. Pétain avait lui-même fourni le texte de la dédicace, que De Gaulle modifia sans prévoir à quel point cela irriterait le maréchal. Par une lettre à Plon, son éditeur, en octobre 1938, De Gaulle demanda de modifier la dédicace.

2 500 €