KESSEL (Joseph)

Vent de sable

Paris, Édition de la Nouvelle Revue Française, Librairie Gallimard, 1929

In-8 (22,2 x 13,5 cm), demi-maroquin prune à la Bradel, auteur et titre dorés, date en pied, tête dorée, couvrure de papier marbré, couverture est dos conservés, étui bordé (E. Naveau), frontispice, 201 pp., 3 ff. n. ch. (table des matières, colophon, blanc) 

Édition originale.

Un des 75 exemplaires numérotés imprimés sur Japon (avant 1 000 ex. sur Arches et quelques exemplaires hors-commerce), le n° 67.

Frontispice gravé à l'eau forte de Geneviève Gallibert représentant un Latécoère 26 se cabrant pour échapper à une tempête de sable.

Couverture illustrée d'une carte de l'Afrique de l'Ouest par R. Parry.

Bel exemplaire relié en demi-maroquin à la Bradel par E. Naveau.

Récit documentaire, Vent de sable fut rédigé par Joseph Kessel après son voyage de Toulouse à Dakar entrepris avec le pilote Émile Lécrivain qui avait ouvert la ligne aéropostale Toulouse-Casablanca-Dakar en juin 1925. Plusieurs étapes jalonneront ce périple : Casablanca et ses boîtes de nuit, Agadir et son quartier réservé, le fort Juby et le pénitencier militaire, Villa Cisneros et sa garnison espagnole.

Le chapitre qui donne son titre au volume narre le vol périlleux qui les mena de Juby à Villa Cisneros. Pris dans une tempête de sable, les protagonistes durent leur survie au sang-froid et l'habileté de pilotage d'Émile Lécrivain qui, alors que perdu, parvint à rejoindre leur destination en suivant la côte à vue en dépit des éléments adverses.

A l'occasion de ce raid aérien, Kessel apprendra à connaître certains des pionniers de l'aviation civile parmi lesquels comptaient Mermoz, Reine, Guillaumet et Saint-Exupéry. Audacieux, simples et modestes, envoûtés par le désert, ces hommes considéraient le transport du courrier comme une religion. Chaque semaine, ils accomplissaient un tour de force pour apporter les sacs à bon port, au péril de leur vie.

A l'occasion d'un entretien paru dans le magazine Marie-France en 1967, Kessel témoignera que jamais avant ce raid il n'avait connu une telle "ivresse de vivre".

700 €